Boucles de Spa 2013

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AVANT LE RALLYE  –  Après environ 750 km de route facile, nous arrivons à Spa. A notre hôtel, le Blue Radisson (excellent), nous retrouvons André CARUSO, notre préparateur qui, avec son équipe, a monté depuis la caisse nue cette Porsche SC, que je compte piloter lors du Rallye du Maroc Historique en mai prochain. Tous les doutes s’évanouissent devant la qualité de ce que nous présente André CARUSO et son mécanicien Eric MINOT. Nous remettons au lendemain matin la suite de la prise en main de la voiture, du réglage de base de la position de conduite, des harnais, des sièges, et effectuons un test de la radio de bord. Cette auto, que j’ai surnommée “la Maghrébine” en raison du Maroc, est bien née, très bien même. Tous ce qui est important est là, et fonctionne.

Le lendemain, nous sommes invités par Christian KELDERS, pilote Luxembourgeois et Belge bien connu, que je côtoie sur de nombreux rallyes organisés par Yves LOUBET. Christian a purement et simplement loué pour ses amis un circuit (Ecole Peugeot), ainsi qu’avec toute son équipe de Real Dynamics TV, un traiteur, réunissant pas loin d’une centaine de personnes et offrant à ceux, frigorifiés, des vestes en plume vert « Fashion » (quelle classe ! ). Soupe chaude, vin chaud, hamburgers maison et, cerise sur le gâteau, des patates chaudes recouvertes d’une tranche de foie gras et assaisonnées de gros sel : une tuerie !

Pendant ce temps, une 50aine de voitures prennent la piste par groupes, pour des séries de 4 ou 5 tours. Isabelle REY (Isa), frigorifiée, monte à mes côtés, et nous nous lançons. Après 2 virages, une chicane, et puis un premier tête-à-queue d’une longue série. Ce virage sera presque impossible à maitriser. La suite du circuit va mieux et je rêve de pouvoir maitriser les travers et la glisse comme les champions présents (Duez, Hirvonen, … et bien sûr Christian KELDERS qui étrenne, pour l’occasion, une extraordinaire Lancia 037). Il fait si froid qu’après 6 ou 7 séries et plusieurs verres de vin chaud, nous décidons de retourner à l’hôtel pour prendre un bon bain chaud. Quelques heures plus tard, nous passons les vérifications administratives, au sein même de notre hôtel (quel luxe). A ma surprise, on me demande 20 Euros sans quittance pour compenser des frais de virement bancaires (mais c’était un tout petit problème).

A 20h26, nous sommes convoqués aux vérifications techniques, qui portent avant tout sur la sécurité. Tout notre équipement est vérifié et un commissaire me fait remarquer que tous mes sous-vêtements ignifugés sont périmés. Heureusement, le lendemain, alors qu’Isa et moi faisons les reconnaissances, André et Eric se chargent de trouver un magasin vendant des équipements pour la compétition et me procurent un kit complet homologué. Avec un peu de retard, nous rejoignons ensuite le Kottage, où Christian KELDERS a invité tous ses amis du rallye, pas loin de 150 personnes, dans un endroit très convivial et chaleureux, pour un superbe buffet de charbonade et de raclette, sans oublier salades et desserts. Quelle classe ! Tout était excellent, et l’ambiance super sympathique. Christian, tu es un super bonhomme !

Le lendemain, nous recevons, dans un endroit à trouver (pas très clair pour nous, étrangers), une carte indiquant les 5 spéciales que nous pouvions reconnaitre. Deux autres spéciales ne peuvent pas être reconnues du tout.  Les points GPS des débuts et des fins de spéciale sont indiqués. Hélas, nos GPS ne permettent pas de définir une destination en entrant ces coordonnées. Nous suivons un ami et nous collons à ses roues pendant presque toute la journée. Deux passages par spéciale, soit un en prise de notes et un en vérification. C’est trop tard que nous découvrons qu’il y a des chicanes, indiquées approximativement au verso de la carte, ainsi que des contrôles de passage en pleine spéciale. Nos notes ne sont donc pas complètes, mais nous devrons faire avec.

LE RALLYE  –  Le rallye a commencé pour nous vers 9 heures, le samedi matin. Pas facile de tout comprendre ; nous suivons les indications d’un ‘Relation Concurrent’ et arrivons à contre-sens à la grille du pré-départ. C’est là que nous recevons le road-book et prenons connaissance de l’itinéraire. Deux autres spéciales ne peuvent pas être reconnues du tout, dont la fameuse “Clémentine”, une route forestière (ou plutôt, chemin de terre) de 14 km, avec tout plein de changements de direction. Pas facile pour le copilote. La seconde, que nous disputerons deux fois, est une super-spéciale ‘Show’ sur un circuit d’auto-cross. Lancinant, tu rentres dans la ronde, à disputer trois tours. Nous tentons de nous retrouver dans l’itinéraire hyper technique, dans la terre et la boue, avec autant de pièges : épingles, chicanes, sauts et descentes vertigineuses. Un concurrent, à son 3ème tour, nous passe en trombe et je m’accroche à lui… plus facile quand tu ne connais pas la piste. Il déjante et nous le repassons.

Dans la première spéciale, neutralisée, nous découvrons une piste hyper glissante, pleine de trous. Je perds plusieurs fois l’adhérence… tu serres les fesses en espérant retrouver un peu de grip avant la chicane qui est droit devant tes yeux. En pleine spéciale, des contrôles de passage. Tu distingues un panneau jaune, le temps de planter les freins et de s’arrêter au panneau rouge. Ma copilote baisse la vitre, tend une feuille au commissaire, un coup de tampon, et dès qu’elle reprend la feuille, gaz à fond et reprise des notes. 3-4 fois par spéciales. Juste ça, c’est des secondes de perdues si tu ne connais pas.

En raison des chicanes que nous n’avions pas pu reconnaitre, nous prenons des rushes d’adrénaline quand nous les découvrons, à fond, en glisse au freinage, avec un passage toujours délicat autour des bottes de paille.

Après les deux premières spéciales neutralisées (on passe, sans casque, souvent juste dans un bout), André et Eric assouplissent l’auto en dévissant les barres stabilisatrices. C’est très méfiants que nous abordons la RT3 (en Belgique, on dit RT, et nous ES). 37ème place sur 106, c’est étonnement bien. Je transmets à notre assistance (André CARUSO et Eric MINOT) : la voiture semble très mal tenir la route, je ne sais pas si mieux. Bon elle est très souple, un peu bateau, imprécise.  Nous changeons de roues, sans grande conviction, car les pneus Firestone que nous montons ont une année. Incroyable, je retrouve toutes les sensations ! du grip… et la voiture peut se piloter et non le contraire… enfin des appuis, du contrôle ! C’est l’eau et le vin. D’après les classements officiels, nous avons fait le scratch ! (mais difficile à croire)

Une grosse surprise est que nous n’avons pas de temps pour l’assistance. Le règlement est revisité par rapport à tout ce que nous connaissons. Lors de l’arrivée de la RT, les commissaires marquent l’heure d’arrivée au CH (et non le temps de la spéciale, qui reste un mystère et qui serait directement transmis à l’informatique). A cette heure de pointage, on prend la minute d’arrivée et on rajoute le temps imparti pour arriver au prochain CH. Sans doute calculé sur une moyenne de 50 km/h. Cependant, dans ces conditions météo, les spectateurs, les bouchons, il est quasiment impossible de se ménager plus de 2-3 minutes d’assistance. Nous arrivons, par deux fois, en catastrophe à pointer à l’heure. Sinon, nous étions en retard. Rien n’y fait, car nous avions besoin d’intervenir sur la voiture, pour régler, réparer, etc. La suite du rallye de jour se passe plutôt bien, sauf peut-être pour les deux spéciales que nous n’avons pas pu reconnaître.

Vers 14h, la spéciale “Show” de Bilstain. Un circuit privé d’auto-cross,  3 boucles à accomplir, sans notes, sur un circuit constellé de difficultés : chicanes, épingles, franchissements, descente vertigineuse sans visibilité quand la voiture bascule, jumps …et surtout les autres concurrents rencontrés. Nous nous faisons passer par une auto beaucoup plus rapide, qui en était à son 3ème tour, alors que nous découvrions la piste. Je m’accroche à son pare-chocs, et la vie s’améliore. Nous la suivons sans peine quand, soudain, elle déjante… et nous la repassons. Puis un commissaire nous fait des signes en pointant vers notre roue avant gauche. Je continue en espérant que ce n’est rien de grave. Nous sortons de la spéciale, ouf… A l’assistance, nous découvrons qu’en fait nous avons perdu un phare. J’appelle à tout hasard la direction du rallye, expliquant que nous avons perdu cette pièce. A ma grande surprise, lors du regroupement suivant, un commissaire nous tend un sac en plastique plein de terre, de gravier, de boue… avec notre phare, quasi intact. Il nous aide même à le déposer dans le bac à casques. Bravo l’organisateur, et merci à tous ceux qui ont permis ce miracle. Sans surprise, nous signons le 47ème temps !

Puis, un peu plus tard, toujours de jour, nous enchainons avec la spéciale mythique, non reconnue, de la “Clémentine”. 10 km dans les bois, itinéraire pas simple pour ma copilote qui doit se baser sur le road-book pour annoncer les changements de direction. Nous nous en sortons plutôt bien, avec le 30ème  temps.

Bientôt arrive la nuit. Dans une spéciale, nous rattrapons, comme à l’habitude, le concurrent parti avant ou celui qui est dans une boucle devant nous, sans possibilité de le passer. Tout d’un coup, sans raison apparente, la voiture part en travers, je contrebraque, sans doute trop, elle repart plus fort, je contrebraque, elle fait un 180 degré… et vient s’enfoncer dans le bas-côté en pleine neige. Ma copilote se tape la tête contre la cage de sécurité, heureusement protégée par une mousse. Elle insiste que tout va bien. Des spectateurs arrivent en courant, et pendant de longues minutes, essaient de nous ressortir du bas-côté. Nous devons interrompre plusieurs fois la manœuvre pour laisser passer des concurrents. Après moult efforts, ouf ! enfin la voiture est de nouveau sur la route. Les spectateurs me disent que nous avons déjanté de la roue arrière droite. Je repars ainsi, sur 3 roues, au grand ralenti, et les derniers kilomètres de spéciales sont interminables. Je visualise le pneu et la jante en train de se détruire. Tant bien que mal, après nous être fait dépasser par plusieurs concurrents, nous passons enfin la ligne d’arrivée, puis ressortons de la zone et nous arrêtons dans le village en question sur une petite place. Encore chanceux : une équipe d’assistance hollandaise se précipite avec un cric et nous permet de gagner un temps précieux en nous levant l’auto. Vite, sortir la roue de secours et la clé à roues. Pas pratique, de nuit, les pieds dans la neige fondue. Les boulons de roues sont interminables à enlever, tour par tour. Une clé en croix est bien plus efficace que la clé en L dont nous disposons, mais bon, nous finissons par y arriver. Nous rendons le cric aux gentils hollandais, refixons la roue déjantée et l’outillage de bord. Au moment de repartir, je remarque que ma copilote n’est pas dans les parages. Un spectateur me dit qu’elle est partie trouver des toilettes en urgence. Rien de prévu pour les femmes dans ces rallyes. Isa revient peu après ; nous repartons et rejoignons l’assistance qui constate les dégâts. Le pneu est fichu; nous remontons les deux Michelin à l’arrière (plus étroits et bien moins bons que les Firestone). La vis de réglage du bras de suspension est arrachée ; André et Eric en mettent un provisoire, et nous pouvons reprendre la route, avec cependant une roue ayant une géométrie folklorique. Mais surprise ! cela va pas trop mal. Plus que trois spéciales à passer, et nous approchons de minuit. Le brouillard, très épais, rend la tâche extrêmement difficile ; on ne voit rien sans la rampe de phares. Il faut pourtant finir.

Au départ de l’avant-dernière spéciale, un arrêt de course. Nous poirautons au froid pendant près d’une heure, avant que finalement les commissaires nous annoncent (à notre soulagement) que la spéciale est neutralisée et que nous sortirions de la spéciale au poste 4. Euh… c’est où le poste 4 ? “Aucune idée”, me dit ma copilote. Et nous nous retrouvons sur une route, sans savoir si nous devons tourner à droite ou à gauche. Nous prenons à droite, faisons quelques kilomètres, mais Isa ne reconnait rien. Nous revenons sur nos roues, croisons des concurrents et retournons à nouveau pour tenter de les rattraper et de les suivre. Pas facile dans le brouillard épais… mais bon, nous finissons par retrouver le chemin nous amenant à la dernière spéciale, qui elle, a bien lieu. Les conditions sont désormais cauchemardesques ! le verglas se rajoute au brouillard, on ne voit rien, la voiture glisse de partout.

Finalement, c’est avec un immense soulagement que nous passons l’arrivée. Ensuite, les 20 km de liaison jusqu’au parc fermé sont interminables. Nous finissons par y être, à plus de 2 heures du matin. Ensuite, il nous faut encore patienter pas loin de 30 minutes pour passer sur le podium… suite de quoi, je gare la voiture sur le trottoir de l’hôtel et tends les clés à notre super assistance, qui s’occupera de la mettre en sécurité et de lui ôter la plaque de rallye extérieure (c’est très prisé). Nous nous retrouvons au bar de l’hôtel pour une tournée de double gin-tonics, et vodka-Red Bull pour ma copilote. Quel pied… que de pouvoir prendre en vitesse une douche et s’écrouler dans un bon lit !

APRES LE RALLYE  –  Après trop peu d’heures de sommeil, nous décidons de filer à l’anglaise, demandant à Christian KELDERS de nous représenter le cas échéant lors de la cérémonie de distribution des prix. Celle-ci aura lieu 30 minutes après l’heure annoncée, et ne réunira qu’une poignée de personnes, tant du côté des concurrents que des organisateurs. Ceci dit, une 51ème  place ne donnant pas doit à une coupe, l’organisation n’ayant pas de classements à distribuer, nous avons aussi hâte de libérer notre équipe d’assistance, qui doit rouler jusque dans le sud de la France. Retour vers 19h30 pour moi, quelques 750 km plus tard, à 21h pour Isa, et à 23h40 pour André et Eric.

En résumé, nous terminons à la 51ème place sur 121 voitures au départ, avec un scratch peu crédible (miracle, erreur de chronométrage, ou transe et état second ?), avec 1’841 points (???), 11èmes de la Classe 10,  33èmes du Groupe C3 et … premiers et derniers Suisses !

C’est dans les moments les plus durs que se forgent les meilleurs souvenirs et, sans aucun doute, les Boucles de Spa 2013 resterons dans nos mémoire, à Isabelle Rey mon excellente copilote, à André CARUSO et à Eric MINOT, une équipe d’assistance de choc, tant par leur compétence, leur calme, leur bonne humeur communicative, et leur disponibilité.

Nous garderons certainement de nos rares arrêts à l’assistance, des frites chaudes et brochettes de pillons de poulet, un gâteau chaud sucré genre crêpes et sauce au chocolat, et aussi les mandarines qu’André nous a tendues avant la dernière spéciale, pelées et extraordinairement appréciées.

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